La Galerie Ars Nova

Ici, pas de temps car nous nous voulons de tous les présents ; nos seules cloisons sont celles de nos murs offerts à la création.

La galerie Ars nova se veut avant tout un espace ouvert sur l’art contemporain, cherchant à promouvoir des artistes vivants en leur offrant la possibilité de trouver leur place au sein de l’entreprise, mais aussi auprès de tous ceux qui, portés par la flânerie, se laissent gagner par un coup de cœur esthétique et par le désir d’acquérir une œuvre unique.

Nos choix sont avant tout ceux de passionnés, toujours soucieux de s’ouvrir à de nouveaux talents ; mais aussi de collectionneurs, portés par le plaisir de vivre au milieu de leurs œuvres. L’originalité de nos artistes, qu’ils soient reconnus ou en pleine ascension, est avant tout celle de leur créativité.

Une créativité qui ose et qui explore, libre des contraintes, des modes et des techniques.

L'ARTISTE DU MOIS

Gérald FOLTÊTE ou la couleur de l'infini

Pour croquer le portrait d’un artiste authentique comme Gérald Foltête, dans le respect de son originalité artistique et de son mystère créatif, nous pouvons suggérer de revenir à ses sources, à son enfance vivace, à sa galaxie, à l’origine de son monde.

Né à Besançon le 27 mai 1966 dans la région du poète romantique Charles Nodier, du géant Victor Hugo, des grands frères Lumière, Foltête nourrit sa sensibilité dans cette ville, au pied des montagnes arrondies du Jura, à l’ombre projetée de la citadelle de Vauban, et le long des arabesques du Doubs. Les courbes de niveau des cartes d’état major forgent la mémoire du marcheur, aiguisent sa perception de l’horizon et du plan vertical. L’artiste en herbe de 12 ans d’âge, à quelques pas d’Ornans, retrouve les traces de Gustave Courbet et découvre l’ivresse de la peinture. Plus tard, Foltête poursuivra sa quête en  enfourchant la monture Dadaïste.

La mélancolie blanche et joyeuse des Hautes Alpes le saisit. Les roches se colorent en noir d’ivoire, surgissent de la matière brute de la toile, restituent ces instants lumineux d’alpinisme. La musique réveille ses sens, le cinéma l’appelle dans ses images mobiles et nourrit le dynamisme de ses créations cinétiques. Son appareil photo ne le quitte pas et les variations multiples du noir et blanc s’invitent sur ses toiles. Foltête a pris son nom au pied de la lettre. Son fol imaginaire s’avance sans idée préconçue. L’hélice du désir le guide dans le déséquilibre de ses compositions emportées dans l’infini de l’espace. Des femmes de  belle époque, dans leur nudité stylisée, s’avancent en funambule dans des paysages mystérieux, aériens et maritimes, de bleu d’outremer et de cobalt.

Foltête, c’est aussi un plasticien du sensible qui calligraphie ses lectures. Pour exemple, le texte de Victor Hugo, « Le dernier jour d’un condamné », se verticalise en écriture minuscule sur une unique toile. Au premier plan, le cerveau d’or de Victor résiste à un étau en fonte et l’espace pictural construit sa troisième dimension sur 50 cm. Les livres de Stephan Zweig, Nicolas Gogol, Virginia Woolf, Richard Brautigan…, se calligraphient en intégral sur des toiles parchemin. La coulure de l’encre s’affiche, la rature s’impose, la tâche se révèle. L’œuvre picturale donne corps au manuscrit et l’inscrit dans un paysage unifié.

Une création n’est jamais close tant que le regard, la parole, l’interpellent, la font vivre et se mouvoir. Le riche imaginaire de Foltête vibre à la plus petite injonction, son érotisme aérien est d’une tendre impertinence. C’est en peignant, sculptant, transcrivant que l’artiste Gérald Foltête nous invite au voyage du regard mobile, à la quête  de notre infini intime dans ce cosmos de l’humain. L’artiste nous suggère de dépasser nos limites. Rencontrer ce poète de l’espace-temps, c’est s’aventurer au plus près de notre vibration sincère de l’instant.

Michel Crance

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Formation

  • à 14 ans et pendant 2 années, cours libre à l’école des beaux-arts de Besançon
  • en 1986, baccalauréat D
  • en 1992 diplômé de l’esra (école supérieure de réalisation audio-visuelle)

Expérience professionnelle

  • de 1982 à 1989 promoteur de concerts
  • de 1992 à 2000, directeur de la photographie free-lance
  • de 1994 à 2008 création de «Picture house productions» à Londres et de «Romeo echo films» en France,

Réalisation et production de films publicitaires, documentaires, courts-métrages et vidéos musicales.

  • en 2004 création de «machine», agence de publicité pour le Moyen-Orient, fermée en 2008.
  • depuis 2008, artiste.

Expositions personnelles

  • Marseille, Galerie Ars Nova, (2018)
  • Paris, Galerie Caroline Tresca (2015)
  • Cannes, espace Miramar (2014)
  • Monaco, Galerie l’entrepôt (2014)

Expositions collectives

  • Lausanne, Swiss Art Space, (2017)
  • Londres, Moniker Art Fair, (2017)
  • Paris, Galerie Deborah Shock (2017)
  • Fontenay sous bois, Artcité (2014)
  • Bonson (06), Festival d’Art Contemporain (2013)